https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/issue/feed Alcoologie et Addictologie 2018-03-26T01:06:31+02:00 Pr Amine Benyamina revue@larbredecomm.fr Open Journal Systems <p>La revue de la Société Française d'Alcoologie.</p> https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/713 Sommaire Mars 2018 2018-03-25T22:15:25+02:00 Rédaction revue@larbdredecomm.fr 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/714 Le binge drinking. Toujours aussi problématique et pas de solutions en vue, un peu de courage ! 2018-03-25T22:19:41+02:00 Mickaël Naassila mickael.naassila@inserm.fr 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/715 Obstacles au repérage précoce et intervention brève en alcoologie chez les aînés 2018-03-25T22:26:18+02:00 Lise Seigneuret seigneuretlise@gmail.com Guillaume Bouzillé seigneuretlise@gmail.com Romain Moirand seigneuretlise@gmail.com <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-family: Frutiger-Bold, serif;">Contexte<strong>&nbsp;:</strong></span> l’efficacité des interventions brèves sur la consommation excessive d’alcool est reconnue chez les patients de plus de 65 ans. Les objectifs de l’étude sont de savoir si les médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine réalisent le repérage précoce du mésusage d’alcool et intervention brève (RPIB) chez les patients de plus de 65 ans et d’identifier les obstacles à cette pratique. <span style="font-family: Frutiger-Bold, serif;">Méthode<strong>&nbsp;:</strong></span> nous avons réalisé une étude épidémiologique descriptive à partir d’un questionnaire envoyé aux médecins généralistes du département. La fréquence de pratique du RPIB (Freq RPIB) correspond à la proportion des patients d’un médecin qui ont eu un RPIB, exprimée en pourcentage. <span style="font-family: Frutiger-Bold, serif;">Résultats<strong>&nbsp;:</strong></span> 13&nbsp;% des 790 médecins sollicités ont répondu. La médiane de la Freq RPIB était de 30&nbsp;% quel que soit l’âge des patients. L’existence d’une formation préalable en addictologie était significativement associée à la Freq RPIB. 42&nbsp;% des médecins considéraient la fonction de RPIB comme importante. Les obstacles principaux au RPIB étaient d’ordre organisationnel (temps consacré et rémunération) et liés à des connaissances insuffisantes sur le mésusage d’alcool chez la personne âgée. Les représentations des médecins sur l’alcool et la vieillesse avaient une place minime. <span style="font-family: Frutiger-Bold, serif;">Discussion<strong>&nbsp;:</strong></span> au-delà des formations, indispensables, il faudra se pencher sur un mode d’organisation incitatif si les pouvoirs publics veulent augmenter la réalisation du RPIB en médecine générale.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/716 Évaluation des séroconversions Hépatite C chez des patients traités par des médicaments de substitution aux opiacés suivis en ville par leur médecin généraliste 2018-03-25T22:32:54+02:00 Xavier Aknine dr.aknine@wanadoo.fr Damien Carmona dr.aknine@wanadoo.fr Frédéric Carrois dr.aknine@wanadoo.fr <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-family: Frutiger-Bold, serif;">Contexte<strong>&nbsp;:</strong></span> l’intérêt des médicaments de substitution aux opiacés (MSO) a été évalué pour diminuer les contaminations au virus de l’hépatite C (VHC). <span style="font-family: Frutiger-Bold, serif;">Méthodes<strong>&nbsp;:</strong></span> cette étude non interventionnelle, multicentrique a été réalisée en France entre octobre 2011 et juin 2015. Des usagers de drogues traités par des MSO ont été inclus en ville par des médecins généralistes. À l’inclusion, un test salivaire de dépistage du VHC (OraQuick<sup>®</sup>) devait être négatif. Après l’inclusion (M0), six visites (M6, M12, M18, M24, M30 et M36) ont été réalisées avec un test OraQuick<sup>®</sup> pour rechercher une séroconversion. <span style="font-family: Frutiger-Bold, serif;">Résultats<strong>&nbsp;:</strong></span> 732 patients ont été analysés, dont 357 dans le groupe méthadone&nbsp;; 521 (71,2&nbsp;%) ont eu un suivi complet avec six visites et 211 (28,8&nbsp;%) sont sortis de l’étude. La moyenne de la durée de suivi était de 31,4 ± 9,2 mois. L’âge moyen des patients était de 36,1 ± 7,5 ans. Il y avait 556 hommes (76&nbsp;%). Cinq patients ont eu une séroconversion pendant l’étude (test OraQuick<sup>®</sup> positifs). La différence entre les groupes n’était pas statistiquement significative (p&nbsp;&gt; 0,05). <span style="font-family: Frutiger-Bold, serif;">Discussion<strong>&nbsp;:</strong></span> la séroconversion au VHC est très faible chez les patients traités par des MSO et suivis en ville par leur médecin généraliste.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/717 Recherche alcoologique française. La contribution du financement par l’industrie des boissons alcoolisées 2018-03-25T22:39:03+02:00 Philip Gorwood P.GORWOOD@ch-sainte-anne.fr Michel Hamon P.GORWOOD@ch-sainte-anne.fr <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="letter-spacing: -0.1pt;">La question du financement de la recherche alcoologique en France est largement débattue. Insuffisant (face aux problèmes majeurs de santé publique) et irrégulier lorsqu’il provient des pouvoirs publics, ce financement est souvent méconnu lorsqu’il provient du secteur industriel, et notamment de celui des boissons alcoolisées. Il nous est donc apparu intéressant de dresser un bilan du financement privé sur la base de la contribution de l’Institut de recherches scientifiques sur les boissons (Ireb) de 2001 à 2011. Il a été possible de quantifier cet apport grâce à l’estimation du budget annuel de la recherche “alcool” établie par la Fondation pour la recherche en alcoologie (FRA) en 2015 et à une étude bibliométrique. Le budget déclaré par les 19 équipes ayant répondu au questionnaire de la FRA est de l’ordre de 1 250 000 </span><span style="font-family: ArialMT, serif;"><span style="letter-spacing: -0.1pt;">€</span></span><span style="letter-spacing: -0.1pt;"> (moyenne sur 2014 et 2015), permettant d’estimer pour l’ensemble des laboratoires français concernés un budget annuel total d’environ 4&nbsp;millions d’euros pour la thématique “alcool”. En comparaison, et rapporté aux nombres respectifs d’habitants par pays, le budget annuel du seul National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA) aux États-Unis est de 430 millions d’euros, soit 23 fois plus, et de 16 millions d’euros au Royaume-Uni, soit quatre fois plus. L’analyse bibliométrique publiée en 2014 par Bramness et al. souligne que la France se signale par son faible niveau de publications en comparaison des États-Unis et de nombre de pays en Europe. Pour la période 2001-2011, le nombre de publications internationales dans lesquelles l’Ireb est explicitement remercié a été de 84 (soit environ huit publications par an), correspondant à 16,3&nbsp;% de l’ensemble des 517 publications françaises sur la thématique “alcool”, en rapport avec les 5&nbsp;% du budget global de la recherche alcoologique apportés annuellement par l’Ireb (200 000 </span><span style="font-family: ArialMT, serif;"><span style="letter-spacing: -0.1pt;">€</span></span><span style="letter-spacing: -0.1pt;">). Ces estimations, imparfaites mais néanmoins indicatives, soulignent le poids relatif très faible du soutien industriel à la recherche “alcool” et l’impérieux besoin d’un accroissement majeur de l’investissement public dans ce domaine dans notre pays.</span></span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/718 Comment permettre aux usagers et à leurs associations de jouer un rôle moteur dans la définition et l’application des stratégies de RdRD ? “Rien sur nous sans nous” 2018-03-25T22:46:03+02:00 Tim Greacen tim.greacen@ch-maison-blanche.fr <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;">“<span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;">Rien sur nous sans nous”, la revendication internationale des associations d’usagers, constitue un appel public pour une révolution dans les systèmes sanitaires qui s’amplifie avec le nouveau siècle. De nombreux usagers se méfient du système, et cela d’autant plus s’ils sont victimes de stigmatisation, de discrimination, de criminalisation, d’exclusion sociale. Dans ces conditions, la relation de soins entre “professionnel” et “usager” se trouve par définition compromise. Toute politique sur les addictions, sur les soins pour les addictions, sur les stratégies de réduction des risques et des dommages liés aux conduites addictives doit se construire avec la pleine participation des personnes vivant avec une addiction. Trois recommandations-clés&nbsp;: 1) décriminaliser l’usage de produits pour faciliter l’intégration des personnes concernées dans les associations en question et pour libérer la parole des personnes concernées par rapport à la définition et l’application des stratégies de réduction de risques et dommages liés aux conduites addictives&nbsp;; 2) former les professionnels en addictologie en compétences de communication, et notamment sur le counseling auprès de populations en situation d’exclusion sociale&nbsp;; conditionner le droit d’exercice sur la maîtrise de ces compétences&nbsp;; 3) reconnaître et valoriser l’expertise des usagers en recrutant des pairs aidants de façon systématique dans l’ensemble des structures de soins et d’accompagnement en addictologie.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/719 Comment permettre aux usagers et à leurs associations de jouer un rôle moteur dans la définition et l’application des stratégies de RdRD ? L’expérience de la cigarette électronique 2018-03-25T22:49:47+02:00 Brice Lepoutre contact@aiduce.org <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;">Présentant un risque sanitaire réduit d’au moins 95 % par rapport au tabac fumé, la cigarette électronique est reconnue comme un outil majeur dans la lutte contre les méfaits du tabagisme. Son succès et son utilisation en croissance résultent entre autres de la mobilisation d’une communauté d’utilisateurs à l’origine de l’évolution sécuritaire des matériels et des liquides et de l’amélioration de la qualité du ressenti permettant de se défaire du tabac dans le plaisir. Sa disponibilité comme produit de consommation courante, les choix des arômes, des modèles, le geste et la production de vapeur sont autant de facteurs qui ont fait son succès et permis à des millions de personnes en Europe de quitter le tabac. Mais les discours anxiogènes, les dangers supposés, le rejet par l’entourage souvent lié à une mauvaise information, ainsi qu’une utilisation plus complexe que le tabac peuvent freiner l’adhésion au dispositif. Pour arriver à une réelle politique de réduction des risques, une information juste et une réglementation mesurée sont nécessaires afin de rassurer et d’informer la population. Regroupés en association (Aiduce) pour défendre leurs libertés, les utilisateurs mettent leurs connaissance, expérience et expertise à la disposition des scientifiques, des politiques et des médias.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/720 Comment permettre aux usagers et à leurs associations de jouer un rôle moteur dans la définition et l’application des stratégies de RdRD ? L’expérience du baclofène 2018-03-25T22:53:57+02:00 Samuel Blaise sblaise@o-ameisen.org <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;">L’arrivée d’une innovation de rupture s’accompagne toujours de modifications importantes&nbsp;: arrivée de nouveaux acteurs, de nouveaux modèles et reconversion ou disparition des anciens qui n’ont pas su ou pas voulu évoluer. À travers la découverte de l’efficacité du baclofène dans le traitement de plusieurs addictions et de son développement par contamination virale, cet article propose certaines pistes de réflexion permettant aux usagers du système de soins et à leurs associations de jouer un rôle moteur dans la définition et l’application des stratégies de réduction des risques et des dommages, mais aussi, plus généralement, dans les stratégies de santé publique. Ces propositions supposent des préalables liés à l’acceptation et la mise en pratique de plusieurs nouveaux paradigmes. Il est rappelé l’importance dans l’alliance thérapeutique des valeurs de fraternité, d’altruisme et d’égalité. Aussi, une considération bienveillante de cette découverte médicale libérera-t-elle ses potentiels de profits, de progrès et de bénéfices sociétaux. Mais ces avancées ne seront possibles qu’en reconfigurant les habitudes et centres décisionnels vers de nouvelles formes de transparence, de démocratie et de contrôle. Alors, s’engageront naturellement les évolutions sociétales et culturelles induites.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/721 Comment organiser le dispositif de prévention, de RdR et de soins, pour qu’il intègre la RdRD et propose des espaces différenciés mais sans les cloisonner ? 2018-03-25T22:58:04+02:00 Jean-Pierre Couteron couteronjp@wanadoo.fr <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;">Après une présentation d’exemples d’organisation intégrée de réduction des risques, prévention et soins en Europe, sont abordés le contexte français et la problématique de l’extension de la réduction des risques qui affronte trois objections héritées de son contexte d’installation et qui ont pesé sur son organisation. Pour organiser le dispositif de prévention, de réduction des risques et des dommages (RdRD) et de soins, afin qu’il intègre la RdRD et propose des espaces différenciés mais sans les cloisonner, les recommandations vont reposer sur la valorisation de sa dimension gradualiste et de son double versant santé publique et sécurité publique, tout en continuant de l’étendre à l’ensemble de l’addictologie en préservant sa spécificité d’auto-support pour ne pas la limiter à ses liens aux soins et à la prévention. Ainsi, quatre recommandations sont proposées&nbsp;: diffuser une définition complète de la RdRD&nbsp;; déployer les pratiques dans des dispositifs assurant la complémentarité des acteurs et des missions prévention et soin dans un même continuum&nbsp;; garantir la dimension d’auto-support&nbsp;; garantir des modalités d’expérimentation et de création de nouveaux outils ou de nouvelles pratiques, entre prévention et soin.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/722 En quoi le cadre légal et réglementaire actuel est ou n’est pas un obstacle à la RdRD ? Quelles en seraient les évolutions souhaitables pour favoriser la RdRD ? La loi n° 2016-41 de modernisation de notre système de santé 2018-03-25T23:01:29+02:00 Yann Bisiou yann.bisiou@univ-montp3.fr <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;">Un siècle après la première loi prohibitionniste sur les stupéfiants, la loi de modernisation de notre système de santé adoptée le 26 janvier 2016 comble une partie du retard pris par la France dans l’accompagnement des usagers. Si le débat s’est focalisé sur la question de l’ouverture des salles de consommation à moindre risque, la loi va au-delà. La réduction des risques n’est plus cantonnée à la prévention du VIH. Elle s’étend à la prévention de tous les dommages causés par les stupéfiants et substances psychoactives. La protection juridique des intervenants sanitaires et sociaux est renforcée. Aucune poursuite pénale ne peut être engagée lorsqu’ils participent à des actions de réduction des risques. Enfin, le principe même de réduction des risques est consacré par le Conseil constitutionnel. Ces avancées, ne doivent pas faire oublier le retard français dans l’accompagnement des personnes dépendantes. Une réforme globale s’impose pour restructurer le droit autour du concept d’addiction et éviter les effets pervers de la prohibition. Pour cela il faut redonner la priorité au soin et ne plus considérer l’usage de drogue comme nuisance publique, mais comme un problème sanitaire et social, en particulier pour les mineurs, dans une approche pragmatique de santé publique.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/723 En quoi le cadre légal et réglementaire actuel est ou n’est pas un obstacle à la RdRD ? Quelles en seraient les évolutions souhaitables pour favoriser la RdRD ? Légaliser les drogues peut-il optimiser la répression et la RdRD ? 2018-03-25T23:06:30+02:00 Christian Ben Lakhdar christian.benlakhdar@univ-lille2.fr <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;">Les politiques de lutte contre les drogues et les conduites addictives pourraient-elles être plus efficaces sous un régime juridique autre que celui de la prohibition de l’usage et du commerce ? Pour répondre à cette interrogation, nous élaborons un modèle de politique publique de gestion des conduites addictives reposant sur les hypothèses comportementales individuelles de la microéconomie néoclassique. Sous un tel cadre d’évaluation, il apparaît que les politiques répressives et de réduction des risques ne rentreraient plus en opposition et retrouveraient une certaine efficacité, que cela soit sous un régime de dépénalisation de l’usage de drogues ou de légalisation du commerce. Dans cette dernière configuration juridique, un monopole public de distribution et de commercialisation des substances devenues légales permettrait la limitation de l’attractivité de ces mêmes produits, renforçant par là-même l’effectivité de la répression et de la réduction des risques, au contraire d’un marché concurrentiel non réglementé. Toutefois, sur l’exemple de la légalisation récente des jeux de hasard et d’argent en ligne, il est possible qu’un marché concurrentiel encadré par des institutions publiques avec des missions concomitantes de réduction des risques d’usage et de lutte contre les marchés noirs résiduels atteigne les mêmes objectifs de santé publique.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/724 Comment modifier les représentations de l’opinion publique et valoriser l’intérêt général de développer la RdRD ? Régulation de la distribution du cannabis, le cas de Genève et de la Suisse 2018-03-25T23:10:38+02:00 Rolin Wavre rolin.wavre@gmail.com <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 0.37cm; orphans: 0; widows: 0;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Frutiger-Roman, serif;"><span style="font-size: xx-small;">Cette contribution expose d’abord le contexte politique helvétique et l’environnement dans lequel les questions liées à la drogue ont été traitées depuis 40 ans. La démarche genevoise en matière de régulation de la distribution du cannabis est ensuite évoquée, ainsi que les résultats obtenus à ce jour et la solution envisagée. Enfin, sont présentées quelques considérations sur la nature et les caractéristiques du débat public. Dans un contexte de démocratie directe comme en Suisse, il est très important de travailler à la vulgarisation du projet de régulation puisqu’il devra inévitablement recueillir l’approbation d’une majorité de citoyens lors du vote qu’un référendum ne manquera pas de provoquer. Il est indispensable de démontrer que le citoyen et la société vont bénéficier de la réforme sous la forme d’un gain en sécurité dans les villes et que le choix ne se pose pas entre consommation ou non. Il est essentiel de situer le débat dans le domaine du rationnel et de démontrer que le système de régulation proposé ne coûterait rien à la société grâce à la perception d’une taxe sur le produit.</span></span></span></p> 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/725 Alcool, autres drogues et santé : connaissances scientifiques actuelles 2018-03-25T23:42:19+02:00 Jean-Bernard Daeppen revue@larbredecomm.fr 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/726 Journées de la SFA 2018 – Adhésion 2018-03-25T23:45:04+02:00 Rédaction revue@larbredecomm.fr 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/728 Annonces 2018-03-25T23:50:57+02:00 Rédaction revue@larbredecomm.fr 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement## https://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/729 Livres – Actualités – Agenda 2018-03-26T01:06:31+02:00 Rédaction revue@larbredecomm.fr 2018-03-22T00:00:00+01:00 ##submission.copyrightStatement##