Buprénorphine au Liban : pratiques et enjeux

  • Ramzi Haddad
Mots-clés: Opiacé, Buprénorphine, Liban, Traitement agoniste opiacé, Réduction des risques, Mésusage

Résumé

L’autorisation de mise sur le marché (AMM) au Liban de la buprénorphine comme traitement agoniste opiacé (TAO) s’est faite en 2011 après un processus entamé par la société civile en partenariat avec des instances gouvernementales et internationales. Le Gouvernement libanais a mis en place un protocole national pour les TAO dont certains paramètres devraient être revus et débattus, huit ans après l’introduction de la buprénorphine. De même, certains enjeux primordiaux tels que l’accessibilité aux centres de traitement, le coût de ces traitements, le mésusage et le détournement de la buprénorphine restent des facteurs limitants qui nécessitent une connaissance et une prise en charge meilleures. L’introduction de la buprénorphine au Liban constitue une percée majeure pour le Liban et pour toute la région du Moyen-Orient dans la prise en charge de l’usage des opiacés et dans la politique des addictions de façon globale. Des échanges avec les pays partageant des mentalités et une culture communes avec le Liban seraient importants pour discuter les spécificités qui seraient propres à cette région du monde.

Publiée
2020-06-15
Comment citer
Haddad, R. (2020). Buprénorphine au Liban : pratiques et enjeux. Alcoologie Et Addictologie, 42(1), 34-38. Consulté à l’adresse http://alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/883
Rubrique
Regard francophone